Notre présence aux Etats-Unis

Des laboratoires de recherche internationaux

En 2020, 7 International Research Laboratories (IRL, ex-UMI) sont implantés aux Etats-Unis. Ces laboratoires de recherche internationaux accueillent des activités de recherche menées en commun par des chercheurs français et étasuniens, autour d’axes scientifiques partagés. Dans un lieu identifié, ils structurent les présences durables de chercheurs d’un nombre limité d’institutions françaises (un seul pays étranger partenaire).

Réparties sur l’ensemble du territoire étasunien, ces structures sont dédiées à différents domaines d’étude:

  • Centre Pierre Binetruy

The International Research Laboratory, Centre Pierre Binétruy, is a research center of the CNRS and the University of California at Berkeley. The scientific area of this IRL is astroparticle and cosmological physics and their interface with fundamental physics in particular in the light of on-going and forthcoming observational efforts.

The goal of the Center is to support some of the most successful existing collaborations between research groups from France and Berkeley, and to assist them in their transformation into leading, next generation efforts capable of addressing some of the most exciting, scientific challenges faced by the cosmology and astroparticle physics in the coming decade.

The IRL, created in 2020 for 4 years, is co-directed by Saul Perlmutter (US) and Radek Stompor (FR).

  • COMPASS, Complex Assemblies of Soft Matter
Locaux du laboratoire Compass à Philadelphie (Pennsylvanie, Etats-Unis)

L’IRL COMPASS est le fruit d’un partenariat entre l’Université de Pennsylvanie, le CNRS (Institut National de Chimie et Institut National de Physique) et le groupe industriel SOLVAY. Il s’agit de développer des matériaux et solutions innovants basés sur des concepts fondamentaux de physico-chimie et une fine compréhension à l’échelle moléculaire. De manière générale, le laboratoire explore le concept des « interactions entre le vivant et la matière molle » autour de thèmes tels que les biofilms et surfaces, l’ingénierie de surface ou encore l’encapsulation.

Créé en 2013, l’IRL est sous la triple direction de Rémi Dreyfus (CNRS); Rémi Bendejacq (Solvay) et Arjun Yodh (UPenn).

  • EPIDAPO, Epigenetics, Data, Politics

Créé en 2014 par Eric Vilain, l’IRL Epidapo est d’abord installé à University of California Los Angeles (UCLA), avant de déménager en 2018, à l’occasion d’une nouvelle signature entre l’Institut national des Sciences Humaines et Sociales (INSHS) du CNRS et la George Washington University.

Fondamentalement interdisciplinaire, ce laboratoire a pour objectif d’interroger les enjeux associés aux approches « génomique » et post-génomique » du vivant. A la croisée de différentes communautés scientifiques (sciences du vivant et de l’environnement, sciences humaines et sociales, informatique etc.), les recherches menées au sein du laboratoire autour de l’épigénétique, des données et maladies non diagnostiquées, de l’intersexualité et du genre ou encore d’intégrité et d’éthique ont pour vocation d’informer le débat publique et la prise de décision, notamment dans le domaine des politiques de santé publique.

  • IRL GeorgiaTech-CNRS de Georgia Tech Lorraine

L’IRL GeorgiaTech-CNRS mène depuis sa création en 2006 des recherches concernant les réseaux sécurisés et matériaux innovants et de l’informatique. Ce laboratoire est unique: il s’agit du 1er IRL localisé en France (Metz), puisqu’il se situe dans les locaux de Georgia Tech Lorraine, le campus européen du Georgia Institute of Technology. Il existe d’ailleurs un site secondaire à Georgia Tech (Atlanta).

Sous la direction de Jean-Paul Salvestrini depuis 2017, ses recherches portent sur l’optique et la dynamique non-linéaires ; les matériaux intelligents et les sciences computationnelles.

  • iGlobes, interdisciplinary and Global Environmental Studies

Sous la tutelle conjointe de l’Institut National des Sciences Humaines et Sociales (INSHS) et l’Institut Ecologie et Environnement (INEE) du CNRS, le laboratoire iGlobes s’intéresse aux thématiques de l’environnement, et particulièrement à la question des ressources.

De fait, les 4 champs principaux sur lesquels travaillent les chercheurs sont:
a) les problèmes de coopération, conflits et politiques de l’eau dans les région arides des Amériques;
b) la questions de la gouvernance des ressources naturelles dans les régions peu peuplées des Amériques;
c) l’analyse des adaptations écologiques et sociétales et de leurs limites en réponse aux évènements climatiques extrêmes;
d) l’influence anthropologique de la connaissance des environnements extrêmes sur Terre et dans l’univers sur notre rapport à la vie et à la nature.

Le projet rassemble le CNRS, l’ENS et University of Arizona, à Tucson, TX. Du côté français, il est dirigé par François-Michel Le Tourneau; alors que Régis Ferrière de l’University of Arizona est en charge de la direction côté américain. A noter que le laboratoire a été créé en 2008, et que la dernière convention d’une durée de 4 ans a été signée en 2018. 

  • IRL UCSD/CNRS Joint Research Chemistry Laboratory

Créé en 2001 et dirigé par Guy Bertrand, l’IRL CNRS/UC en Sciences Chimiques était originalement localisé à l’Université de Californie à Riverside (UCR). Il a rejoint l’Université de Californie à San Diego (UCSD) en juillet 2012.

Sous la co-tutelle de l’Institut National de Chimie (INC) du CNRS et UC San Diego, le laboratoire mène essentiellement des recherches sur la stabilisation de molécules extrêmement réactives, telles que les carbènes, les nitrènes, les phosphinidènes, etc. Les recherches tendent aujourd’hui à se concentrer sur la transformation de ces entités chimiques en outils puissants pour la synthèse organique, la catalyse et les matériaux. 

La direction du joint IRL est assurée par Guy Bertrand depuis San Diego, et le laboratoire reçoit des financements d’acteurs aussi divers que la National Science Foundation (NSF), du Department of Energy (DoE) et du groupe Solvay.

  • Joint IRL Montpellier-Stanford

Consacré à la robotique sous-marine, la robotique chirurgicale et la web sémantique, le projet a émergé de relations étroites et de diverses collaboration établies entre plusieurs chercheurs à Montpellier et Stanford depuis 2005. Aujourd’hui, il rassemble l’INS2I (Institut des sciences informatiques et de leurs intéractions) du CNRS, l’Université de Montpellier et Stanford University pour le développement de robots. Dans le domaine médical, il s’agit de faciliter les interventions chirurgicales, mais aussi pour la rééducation des patients. Par ailleurs, l’IRL contribue au développement du premier robot sous-marin capable de manipulation bi-manuelle, testé en mer Méditerranée. Le potentiel de valorisation industrielle du projet est très fort, en particulier dans le domaine de la robotique médicale.

La convention qui liera les trois organismes pour la période 2020-2024 établit la co-direction de Philippe Poignet côté français, et d’Oussama Khatib et Mark Musen, côté étasunien.

De nombreux projets de recherche internationaux

A ces structures de coopération pérenne s’ajoutent 17 International Research Projects (IRP, anciennement LIA) établis entre un ou plusieurs laboratoires du CNRS et des laboratoires étasuniens. Ces projets de recherche collaborative viennent consolider des collaborations déjà établies à travers des échanges scientifiques de courte ou moyenne durées. Ce sont des outils importants en faveur des échanges scientifiques: ils ont pour objet l’organisation de réunions de travail ou de séminaires, le développement d’activités de recherche communes y compris des recherches de terrain, et l’encadrement d’étudiants.