Le vendredi 30 avril 2021, a eu lieu le premier CNRS-U. Chicago PHD workshop, en format virtuel.

Cet évènement, à l’organisation millimétrée s’est effectué en présence d’Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science du CNRS et de Juan de Pablo, Vice-président pour les laboratoires nationaux, la recherche, l’innovation et l’international à l’Université de Chicago. Le format virtuel n’a pas entamé la convivialité du colloque qui comportait des “pauses café” permettant des échanges entre les chercheurs des deux pays.

11 binômes d’étudiants ont présenté leur projet de thèse conjoint, sous la forme « ma thèse en 180 secondes », suivi de la valeur ajoutée de la collaboration internationale présentée par les encadrants de thèse. L’ensemble des participants a voté pour les 2 meilleures présentations.

A cette occasion, Marie Greaney (Department of Molecular Genetics and Cell Biology, UChicago) et Maxime Lehman doctorant à l’institut des Neurosciences de Paris-Saclay, ainsi que Yi Liu (Departments of statistics, ecology and evolution ; molecular genetics and cell biology, UChicago) et Maria Douaihy doctorante au Laboratoire Interactions Hôte Pathogènes (LPHI) et à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier (IGMM) ont présenté leur projet conjoint de thèse et respectivement remporté les premier et deuxième prix de la meilleure présentation.

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Alain Schuhl remettant le prix à Maxime Lehman.

Côté français, Maxime Lehman s’intéresse avec sa collègue nord-américaine Marie Greaney, à la transmission de l’information du système nerveux vers le système musculaire. Leur présentation commune avait pour titre : “How is Sensory Information Transformed into Appropriate Motor output ?” sous la tutelle des Drs Ellie Hecksher à Chicago et Tihana Jovanic à Paris Saclay. M. Lehman et M. Greaney sont les gagnants du prix de la meilleure présentation.

Lors d’une interview accordée au ‘UChicago news’ de mai 2021, les deux étudiants ont déclaré que leur collaboration reposait avant tout sur la complémentarité et l’échange, à savoir l’expertise du travail sensoriel de Maxime Lehman à l’Institut des neurosciences de Paris-Saclay, et l’expérience motrice de Marie Greaney au département de génétique moléculaire et biologie cellulaire de l’Université de Chicago.

« Cette collaboration m’a définitivement poussée à élargir ma réflexion sur mon propre projet », rapporte Marie Greaney.

Mardi 15 juin, Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS, était à Montpellier pour remettre le deuxième prix à Maria Douaihy.

Maria Douaihy et Yi Liu, doctorante à l’Université de Chicago, s’intéressent au contrôle de la transcription. Elles ont fait une présentation commune intitulée : Modeling transcriptional bursting in space and time, sous la direction des Drs John Reinitz à Chicago, Ovidiu Radulescu et Mounia Lagha à Montpellier.


Maria Douaihy (au centre) lors de la cérémonie de remise de prix CNRS- U Chicago en présence d’Alain Schuhl

Le projet de Maria Douaihy et Yi Liu vise à comprendre comment la transcription est régulée dans le temps et l’espace. Ce projet repose sur la complémentarité des 2 équipes et permettra d’établir un modèle expliquant comment, lors d’une explosion de la transcription, les facteurs de transcription se lient à des centaines de sites contrôle, afin d’activer ou réprimer la transcription de gènes dans des organismes multicellulaires.

Notons que les deux projets ‘gagnants’ utilisent le modèle drosophile.

« L’objectif du Joint PhD Program est de faire travailler deux équipes, l’une française, l’autre internationale, sur un projet commun », explique Alain Schuhl.


Maria Douaihy lors de la cérémonie de remise de prix CNRS-Chicago à l’Université de Montpellier

Le CNRS s’associe donc à une université étrangère sur un projet et chaque partenaire finance un doctorant de son côté.

Pour rappel, le 25 septembre 2019, le CNRS et l’Université de Chicago ont signé un partenariat pour favoriser les opportunités de collaborations scientifiques. Ce partenariat associait également les laboratoires nationaux Argonne et Fermilab tous deux affiliés à l’Université de Chicago. Suite à cet accord deux appels d’offre conjoint de thèse en 2019 et en 2020 ont conduit à la sélection de 11 projets de thèse dans les domaines suivants ; sciences humaines et sociales (1), physique/astrophysique (4), nanosciences (1), biologie (3), chimie (2), illustrant la diversité des collaborations entre le CNRS et U. Chicago présents lors de l’évènement.

Les retombées de cet évènement viseront à donner de l’envergure au partenariat scientifique entre le CNRS et l’université de Chicago, deux institutions d’excellence dont la coopération est en cours de discussion sur des domaines tels que la physique quantique et bénéficiera de l’extension du campus de l’université de Chicago à Paris.